15 oct. 2015

Miss Peregrine et les enfants particuliers



Dans ma jeunesse, je pouvais passer des heures immobiles à contempler les vieux albums photos de ma grand-mère. J'étais fascinée par toutes ces photographies qui restent les témoins muets de notre histoire familiale. Les jours de pluies, ma grand-mère sortait certaines photos et demandaient à ses petits enfants de créer une nouvelle histoire à partir de ces souvenirs statiques. Ces récits sont devenus tellement ancrés dans mon imaginaire que j’ai encore aujourd’hui de la difficulté à départager mes vrais souvenirs de ceux qui ont été fabriqués de toutes pièces par ma grand-mère et mes cousines. Ma fascination pour la photographie remonte à loin et c'est cette passion qui m'a mené vers le livre de Ransom Riggs, Miss Peregrine et les enfants particuliers. 

11 oct. 2015

Hex Hall l'Académie des sorcières

J’adore l’Halloween, mais parait-il qu’à vingt-cinq ans ce n’est plus «permis» de collecter les bonbons. En tout cas, c’est ce que mes voisins m’ont dit. Pfff... Mais bon, la vie d’adulte à tout de même certains bénéfices. Comme la possibilité de m’ensevelir de bonbons et de me laisser emporter par mon livre d’horreur préféré. Nous sommes encore au début du mois donc je ne veux pas vous glacer les sangs avec une suggestion de lecture cauchemardesque. Alors, pour les âmes sensibles qui aiment les histoires paranormales mais qui ne veulent pas faire de terreurs nocturnes, voici ce que vous devez lire pour vous mettre dans l’esprit de la fête des morts. 

9 oct. 2015

Coraline


Je ne suis pas d'un naturel froussard. Déjà toute jeune je courrai les occasions, voire même je forçais le destin en espérant ressentir une bouffée d'adrénaline dans mes veines. J'ai consommé du film d'horreur jusque dans ses moindres classiques, gober du Stephen King ainsi que du Edgar Allan Poe et passé quantité de nuits blanches sur mon plateau de Widja. Tout ces moments de frayeurs, ces petites peurs inoffensives étaient pour moi synonymes d'amusement. Puis, j'ai grandi. Le sentiment de nouveauté s'est estompé et, connaissant pratiquement tous les codes du genre, il m'était trop facile de repérer les clichés des différents romans et films qui me tombaient sous la main. Mon amour inconditionnel de l'horreur c'est tranquillement essoufflé. Jusqu'au jour où m'est arrivé entre les mains un petit bouquin noir à l'apparence anodine. Si je connaissais son auteur de renom, rien ne me préparais à ce que j'allais découvrir entre ces quelques pages. Les mots de Neil Gaiman ont réveillé en moi des peurs enfouies et instigués dans mon esprit une angoisse latente. Je vous avertie chers lecteurs, les cauchemars ne sont jamais loin lorsque vous plongez dans l'univers de Coraline.

3 oct. 2015

Mon ami le zombie


Assis sur un rocher perdu au beau milieu d'une forêt, un petit bonhomme au regard triste se raconte des histoires de zombies. Matin, midi, soir, il ne pense qu'à cela. Il ne rêve que d'une chose : rencontrer son idole en chaires putréfiées et en os. C'est une véritable lubie! Perdu très loin dans ses pensées, notre petit héro ne remarque pas l'arrivée trébuchante du mort-vivant tant attendu. Et pourtant, c'est une donnée bien connue dans le cercle restreint des amateurs de zombies, il ne faut jamais baisser la garde car ce monstre tente toujours d'attaquer sa proie par surprise. Décontenancé et ne voulant surtout pas finir en buffet de viandes froides, il prend ses jambes à son cou mais se ravise au dernier moment. Jamais, se dit-il, je ne pourrai vivre avec la mort d'un pauvre zombie affamé sur la conscience. Ingénieux, il propose un petit goûter à son nouvel ami qui a définitivement les crocs. Bien que délicieux, cet encas improvisé ne suffit pas à combler l'appétit d'un zombie adulte en mal de chaires fraîches. Il lui faut dénicher des aliments riche en fer et contenant tous les nutriments essentiels pour remplir le bedon d'un mort-vivant. Véritable glouton, ce-dernier croque quelques vaches, grignote un ou deux mouton et se laisse même tenter par le voisin en dessert. Il engouffre goulûment tout ce qui croise sa route en poussant des « GRRR GRRR » de satisfaction. Depuis, tout ce beau monde s'est transformé en zombies. À la nuit tombé, notre petit héro rentre à la maison suivie d'une invraisemblable procession. Étrangement, il ne peut s'empêcher d'être inquiet. Serait-il le prochain sur la très longue liste d'épicerie de son nouvel ami?

1 oct. 2015

Le mois de l'horreur


L'automne, c'est du bonheur enveloppant comme le manteau que l'on endosse pour se protéger du froid piquant. C'est des lattés à la citrouille, des pommes croquantes et des feuilles craquants sous le talon. Les jours qui rétrécissent et les soirées auprès de Netflix qui s'allongent tout doucement. L'automne c'est un peu tout ça mais c'est surtout la nostalgie de l'enfance; lorsque le premier Octobre se pointait le bout du nez et que déjà s'annonçait les préparatifs de l'Halloween. Le costume à confectionner, les bonbons à déguster, les histoires de peurs à la lueur de la lampe de poche. Tant de beaux souvenirs et de parties de Widja mémorables. En cette belle période de l'année, l'équipe de la route de briques jaunes veut revenir à l'essentiel. Sur le blog, on va jaser des vraies affaires: de zombies, de vampires, de loup-garous et de peurs en tout genre. Tant de belles idées lectures pour faire frissonner petits et grands! C'est donc un rendez-vous pour tout le mois d'Octobre.





Vicky & Mathilde



Pour redécouvrir les articles du mois d'Octobre :

23 sept. 2015

Zazie, ça va être correct

Isabelle, ou Zazie de son petit nom, en a beaucoup sur ses frêles épaules d'adolescente. Dure, dure d'être l'aînée d'une famille de cinq enfants. Où était ses parents lors du séminaire sur la composition d'une famille dite normale ? Ils étaient très certainement absents et c'est elle qui, aujourd'hui, en paye les frais. Elle est bien placée pour vous le dire : être membre d'une belle grosse famille, ce n'est pas touts les jours la rigolade. Impensable d'avoir une chambre à soi, de se prélasser dans la salle de bain, de tenir un semblant de journal intime ou de grignoter la moindre petite gourmandise contenant des arachides ou des noix. Pire encore, elle est condamnée à vivre dans le moyen-âge électronique puisque, comme aiment lui répéter ses parents, « si on t'achète un cellulaire, il va falloir en acheter un à tout le monde ». C'est l'horreur! Heureusement qu'existe sa fidèle amie Ophélie, l'enfant unique « faite de concentré », pour l'aider à affronter les petits désagréments du quotidien. Et puis, il y a aussi le beau Palmo qui, au détour d'une ruelle limouloise, est atterri dans sa vie. Le beau, le magnifique, le parfait Palmo (il y aurait beaucoup de choses à dire à son sujet mais ça, c'est une longue histoire). Zazie vous le dira, il n'y a pas que des mauvais côté à vivre dans une belle grosse famille. Il faut reconnaître que toutes les joies se vivent plus intensément et toutes les peines paraissent plus douces lorsqu'elles sont partagées à sept.

18 sept. 2015

Keleana tome 2: La reine sans couronne

Synonyme de rentrée scolaire, Septembre est, selon moi, le mois par excellence pour se lancer tête première dans un roman fantastique. Que vous soyez au secondaire où a l’Université, la rentrée scolaire est un moment de fascination et d’excitation qui dure deux semaines avant d’être remplacée par le train-train quotidien des lectures obligatoires et des transports en commun. À mon humble avis, il n'existe pas de meilleur antidote à la monotonie qu'une dose massive de magie et de fantaisie. Un concentré d'imaginaire qui nous permet une évasion salutaire vers des contrées oniriques. J'ai justement LA série fantastique parfaite pour contrer la grisaille automnale.

14 sept. 2015

Les classique de Vicky : La bière au beurre des trois balais


Si j'étais un livre, mon souhait serait d'être cet ouvrage unique qui marque durablement la vie de son lecteur. J'ai eu la chance inouïe de croiser une telle oeuvre très tôt dans ma vie de lectrice. Une histoire peu banale; celle d'un petit sorcier à lunette ronde combattant les forces du mal incarnées par celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom: Harry Potter. Aucun autre roman ne pourra jamais avoir d'impact aussi majeur sur mon imaginaire. Voyez-vous, Harry et moi avons grandi ensemble. Chaque nouveau tome de cette saga était l'occasion de réunir ces personnages de papiers qui, dans mon imaginaire, possédaient la densité d'amitiés véritables. Aujourd'hui, lorsque je me replonge avec bonheur dans ces romans qui ont été de véritables pierres angulaires de mon enfance, je ne peux m'empêcher d'être envahie par un doux sentiment de nostalgie. J'ai incarné Hermione dans la cours d'école des Ursulines. J'ai écris et transmis des parchemins magiques dans la classe de madame Josée. J'ai composé la suite des aventures de notre sorcier préféré (avis aux intéressés: manuscrit que j'ai toujours en ma possession). Je me suis déguisée en professeure Trelawney et fait la file à minuit pour avoir mon exemplaire du nouvel Harry Potter. Puis j'ai finalement eu un petit pincement au cœur lorsque j'ai compris que j'étais trop grande pour avoir ma lettre d'admission à Poudlard. Bref, relire un Harry Potter c'est me ressourcer dans cette belle naïveté de l'enfance qui me permettait de m'investir corps et âme dans un univers qui m'enchantait et de croire en sa magie.

Levons nos verres à ces belles années et trinquons à la santé de notre sorcier préféré qui fête cette année ces 30 ans. Pour faire les choses en grand, remplissons nos chopes de bière au beurre; boisson emblématique de l'univers d'Harry Potter. Nous vous présentons ici une version sucrée et rafraîchissante qui saura plaire à toute la famille.

7 sept. 2015

A+ pour les petits dégoûtants !

C'est reparti pour un tour! Si notre expérience du temps nous a bien appris quelque chose, c'est que les mois se succèdent toujours avec la précision d'un métronome. C'est avec un cycle à tête dure que nous avons à faire. Toujours l'automne détrône notre bien aimé été, sonnant le glas des vacances estivales. Dès lors, se profile à l'horizon la rentrée des classes. Ce moment de l'année où l'on troque notre maillot de bain pour notre sac à dos et notre boîte à lunch et que l'on se dirige, le pas un peu plus traînant qu'à l'habitude, vers l'école du quartier. Je suis consciente qu'un tel discours n'est pas de ceux qui peuvent accrocher un sourire sur une jolie frimousse. Mais si je vous disais que l'apprentissage pouvait ressembler à autre chose qu'une table de multiplication ou un tableau de conjugaison.  Si je me permettais d'en ajouter en mentionnant qu'il est même possible de franchement rigoler en apprenant des informations pertinentes. Le point d'interrogation dans votre regard me prouve que vous ne connaissez pas Élise Gravel et sa magnifique collection des petits dégoûtants.

2 sept. 2015

La sélection


La vérité est que j’ai été attiré par la beauté de sa couverture comme une aiguille magnétique qui a trouvé son pôle. J’ai immédiatement sautée sur la copie qui se trouvait chez mon libraire et pour rien au monde je ne voulais m’en départir, malgré les efforts du caissier. Je rentre chez moi, le cœur remplit de bonheur à l’idée de m’enfermer avec un énorme café et mon nouveau livre brillant aux effluves séduisantes. Me voici donc confortablement installée avec Bouboule (mon chat) à mes pieds et c'est avec une certaine excitation que je plonge le nez dans mon nouveau livre, promesse de grands divertissements pour les amoureux de littérature adolescente. Malheureusement, le charme du livre s’est rapidement éteint après ma lecture du premier chapitre. Quoi dire du second chapitre qui m'a fait l'effet d'une douche froide. Révélation choc: malgré mon aversion pour ce premier tome, j’ai tout de même lu la série complète. Que voulez-vous? Keira Cass tend les bons hameçons et réussit à vous accrocher à cette histoire qui, bien que ridicule par moment, n'en est pas moins divertissante.

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